nous,la weed....

nous,la weed....
salut on se presente moi c Jull alias jullio el bandito ou lavache (lavache130@hotmail.fr) et Divad alias crea (crea74@hotmail.com) comme tlm fait son blog on fait le notre ossi mais c pas pour montrer des conneries cette fois ci c pour rendre hommage a qqc qui nous est cher.....
admirez!

# Posté le dimanche 05 septembre 2004 06:49

Modifié le mercredi 02 mai 2007 11:01

RaTm

RaTm
ya pas que la fume ds la vie ya la zic ossi et ds la zic ya RaTm:
Rage Against The Machine, au début des années 90 a réussi à faire apprécier du gros son à un public très hétéroclite, amateur de rock mais pas forcément de métal. Rage propose un cocktail (molotov) de punk, trash et hip hop. Les Rage : Zack de la Rocha, Tom Morello, Tim Bob et Brad Wilk se rencontrent en 91 et forment le groupe. Dès leur débuts en 92 avec leur album éponyme, Rage Against The Machine met les points sur les i, avec un discours engagé contre le système américain, oppresseur et impérialiste : The Machine. Killing In The Name et Bombtrack, les premiers singles cartonnent les charts internationaux, rabâchés par les ados, excités comme des cabris. Après quatre ans de tournée, de concerts pour des grandes causes et de travail, Rage revient en 96 avec Evil Empire, un deuxième opus qui connaît un énorme succès aux États-Unis. En 99, Rage bluffe la critique et le public avec The Battle of Los Angeles, un opus à la hauteur de toutes les attentes. A noter, le clip scandale de Sleep Now In The Fire qui a été filmé devant WallStreet et a provoqué un tel foin que la bourse a été obligée de fermer une heure plus tôt qu'à l'accoutumée, chose qui n'était pas arrivée depuis le jeudi noir de 29. Décembre 2000, nouvel album, Renegades qui reprend douze classiques du patrimoine américain. Zach de la Rocha quitte le groupe puis est remplacé par Chris Cornell (ex-Soundgarden). Le groupe change de nom, pour Audioslave. En 2003, le dernier concert de Rage Against the Machine est édité sous le nom de Live at the Olympic.

# Posté le dimanche 05 septembre 2004 08:05

M&n's

M&n's
La weed c comme les M&n's ca fond ds la bouche pas ds la main!!! MDR

# Posté le dimanche 05 septembre 2004 13:04

Modifié le dimanche 05 septembre 2004 13:35

la beuh a travers les ages....

la beuh a travers les ages....
Origine et centre de domestication

L'histoire de la diffusion de Cannabis Sativa , aussi appelé chanvre indien, se confond avec celle des migrations humaines, tellement qu'on l'a surnommé "suiveur d'hommes". La plante aurait pour origine les steppes du Turkestan, une zone qui correspond de nos jours aux républiques d'Asie centrale de l'ex-URSS et au nord-ouest de la Chine Diffusion du cannabis avant l'ère chrétienne). À ces endroits, on a retrouvés des fragments de tissus faits de fibres de cannabis datant du Ive millénaire avant notre ère. Aujourd'hui, l'herbe pousse encore de façon sauvage dans la vallée de la Tchou, aux Kasakhstan et Kirghizistan et elle couvre environ 150 000 hectares.


De l'Asie à l'Europe, puis à l'Égypte

À la fin du IIIe millénaire avant J.-C., les peuples nomades des steppes d'Europe et d'Asie centrale commencent à voyager et à se disperser. Le cannabis arrive dans le nord de l'Inde avec les Aryens, partis de l'est de la mer Caspienne. Là, il devient un psychotrope noble.Un des quatre livres saints des indo-Aryens, l'Atharvaveda, vante les pouvoirs euphorisants du chanvre, qui est un autre nom pour le cannabis. Vers l'ouest, il est plus difficile de retracer les étapes de la diffusion de C. sativa. En plusieurs endroits de l'Europe centrale, des objets de poterie décorée datant du début du IIIe millénaire ont été trouvés. Les archéologues croient qu'il s'agit de contenants destinés à brûler du cannabis. Dans un lieu funéraire de Roumanie, à la fin du IIIe millénaire, on a retrouvé un bol ressemblant à un fourneau de pipe qui contenait des graines. Toujours à cette même époque ( fin du IIIe millénaire ) apparaît un nouveau style de décoration des poteries: le "cordé", obtenu par l'application de cordons de chanvre sur la terre encore humide. Le peuple cordé, gueriers et pasteurs nomades, va dominer l'Europe centrale et orientale au moment de la transition entre le néolithique et l'âge du bronze. Il étend alors son influence de la Russie centrale à l'est de la France, de la Scandinavie à la Suisse.
De plus, dès le IIIe millénaire, des routes commerciales relient les premières civilisations: le Nil à l'Asie centrale, le Croissant fertile (actuels Irak et Syrie ) à l'Indus ( grand fleuve d'Asie ). C'est grâce aux échanges entre les peuples que la connaissance du cannabis est transmise jusqu'à l'Égypte, grande puissance du temps. Un papyrus écrit sous le règne d'Aménophis 1er ( XVIe siècle av. J.-C. ), parle du cannabis comme faisant partie des plantes sacrées des pharaons. Il servait alors dans la composition d'un encens et de philtres magiques.


Le passage à l'ère chrétienne: ancrage du cannabis au Moyen-Orient

Les invasions indo-européennes ( Hittites, Indo-Iraniens ) qui viennent du nord de l'Iran, achèvent d'ancrer le chanvre dans les civilisations du Moyen- Au IXe siècle av. J.-C., il est utilisé comme encens en Assyrie. Des fouilles archéologiques faites en Turquie, près d'Ankara et donc au cœur de l'empire hittite, prouvent l'utilisation de fibres de chanvre enn 800 av. J.-C..
Plus au nord, on retrouve les Scythes qui sont des guerriers iraniens provenant de la mer d'Aral. Ils cultivent le cannabis au bord de la Volga vers 1000 av. J.-C.. L'herbe se propage avec eux vers l'Europe jusqu'aux Balkans, à Kiev, en Bavière et même en Italie du Nord. Les gens de ce peuple utilisent le cannabis dans des bains de vapeur. En effet, ils fabriquent des genres de réservoirs et jette des pierres rougies par le feu à l'intérieur. Ensuite, ils prennent place autour du réservoir et jettent, sur les pierres, des graines de chanvre. La vapeur s'en dégageant est supposée les purifier. On a retrouvé des restes de cannabis dans des contenant de cuivre, dans des tombes datant de 400 av. J.-C. dans la partie occidentale des monts Altaï, au Kazakhstan. Ces contenant pourraient être les descendants des prototypes préhistoriques en poterie tels que décrits plus haut dans ce même travail. Ces contenants montrent aussi le rôle primordial du cannabis dans la culture des steppes.
Le cannabis apparaît aussi dans la littérature. Au IVe siècle, Homère, poète grec, décrit dans l'Odyssée comment Hélène de Troie fait boire à son mari un philtre qui abolit la tristesse. Ce philtre est sûrement composé de chanvre mélangé à d'autres drogues telles que l'opium. Les civilisations grecque et romaine, au nord de la Méditer-ranée, connaissent donc bien les effets de la plante. Aux Ier et IIe siècles, les Romains utilisent beaucoup le chanvre pour confectionner les cordages de leurs navires. Ils l'importent en Gaule où les légions de César l'ont trouvé poussant en abondance. À cette époque, il est bien vu de distribuer, dans les grandes fêtes et les banquets, des graines de cannabis comme euphorisant, mais ce type de consommation est marginal.
En 175, le médecin Galien met en garde la population contre l'utilisation du cannabis dans les pâtisseries, car cette herbe aurait "la vertu de blesser le cerveau quand on en prend trop". Il s'agirait peut-être du premier cas de dénonciation de l'herbe.


Le cannabis et les religions: diffusion en Afrique, en Chine et en Indonésie

Avec l'avènement de l'hindouisme, au IIIe millénaire av. J.-C., le cannabis fait son entrée dans les religions. Il porte alors le nom de bhang. Considéré comme un médiateur avec les dieux, il devient indispensable à la pratique de la méditation par la caste sacerdotale des brahmanes. On l'utilise surtout lorsqu'on invoque le dieu Çiva. Apparu en Inde au VIe siècle av. J.-C., le bouddhisme emprunte aux brahmanes leur goût pour le cannabis. Selon la légende,pendant les sept étapes que suivit Bouddha pour atteindre l'illumination, il ne se nourrissait que d'une graine de chanvre par jour.
Les missionnaires qui ont pour mission de transmettre la foi bouddhiste à travers l'Asie emportent ces graines sacrées avec eux, de même que plusieurs préparations à base de cannabis, des potions à la résine compressée ( charas ), en passant par les feuilles et les fleurs séchées (ganja ), que l'on fume dans une pipe, le chillum. Au début du IIe siècle de notre ère, le bouddhisme se répand en Indonésie et en Chine. Au XIIe siècle, ce sont les moines bouddhistes chinois qui importent le chanvre au Japon.
À partir du VIIe siècle de notre ère, une nouvelle religion apparaît encore, l'islam. Cette nouvelle religion joue un rôle très important dans la propagation du cannabis, bien que la loi coranique condamne à 80 coups de fouet celui qui boit un liquide enivrant. Mais cet interdit ne semble viser que le vin. Les textes ne citent pas l'usage du chanvre dans le monde musulman avant le XIe siècle. Il est alors utilisé du Yémen à la Syrie. Au Moyen Âge, dans l'islam, la consommation du cannabis semble limitée à des élites qui le consomme mêlé à des boissons ou des aliments. On en retrouve même quelques recettes dans les contes des Mille et une nuits, écrits entre 1000 et 1700.


Le cannabis doit son nom populaire de haschich à l'arabe, où le mot hachîch signifie "herbe". Cette appellation apparaît à partir du XIVe siècle. À l'époque où le soufisme connaît son apogée, vers le XIIe siècle, le monde arabe commence à fumer le cannabis. Cette pratique aurait été introduite en Égypte par des soufis syriens et viendrait d'Iran avec la pipe à eau, peut-être elle-même venue d'Inde. Certaines autres sources disent que les premiers fumeurs sont les envahisseurs mongols qui prennent Bagdad au XIIe siècle. Dans le Maghreb, la pratique serait apparue au XIVe siècle, voire au XVe siècle et serait longtemps restée limitée aux membres des confréries mystiques.
Entre 1090 et 1272, la secte des Assassins ou hachîchiyyîn voit le jour en Irak et en Syrie. Ce groupe, fondé par un Perse ismaélien, Hassan ibn-el-Sabbah, pratique l'assassinat politique pour contester le pouvoir sunnite de Bagdad. Il est soutenu par les Fatimides, dynastie de chiites ismaéliens qui domine l'Égypte de 969 à 1171. Lors de son voyage en Perse en 1275, Marco Polo raconte comment les Assassins étaient mis en condition par leur maître après avoir bu "un breuvage qui les endormaient aussitôt". Toutefois, aucun auteur arabe de l'époque ne fait mention de l'usage de cannabis par les Assassins. Le surnom de hachîchi qui leur est donné en Syrie devrait plus être compris comme une image marquant le mépris et le désaccord du peuple sunnite envers le fana-tisme de cette secte d'"intoxiqués de leur Dieu".

Après avoir pris le Caire aux Fatimides à la fin du XIIe siècle, les sunnites essaient d'enrayer l'expansion de l'utilisation du cannabis en donnant des peines aux fumeurs. On va même jusqu'à leur arracher les dents.Mais tout cela reste vain, puisqu'en Égypte, la consommation était devenue purement récréative et avait gagné toutes les classes sociales. Dès le XIVe siècle, les marchands arabes et grecs font le commerce du haschich à travers tout le monde musulman.

Ce sont ces marchands qui ont joué un très grand rôle dans la diffusion du cannabis dans l'Afrique noire, qui commence par l'est, dès la fin du 1er millénaire. Des comptoirs apparaissent le long de la côte et le cannabis est au coeur des échanges qui se font entre les Orientaux et les Banthous (peuples d'Afrique, du sud à l'équateur ) d'Afrique centrale, en pleine expansion vers le sud.

Les plus anciennes traces de chanvre en Afrique, ce sont des fourneaux de pipes à eau datant du début du XIIIe siècle, retrouvés dans le nord du Kenya et le sud de l'Éthiopie. Au milieu du XVe siècle, on retrouve le cannabis en Afrique du sud. Vers l'ouest, sa progression est plus lente: il n'est connu au Zaïre, au Congo et en Angola actuels que dans la seconde moitié du XIXe siècle. À ces endroits, on l'appelle riamba, liamba ou diamba. L'Afrique de l'ouest ignore la plante jusqu'au retour des soldats nigérians ayant combattu en Asie pour la Grande-Bretagne, vers 1945, soit à la fin de la 2e Guerre mondiale. C'est que, dans ces pays, la drogue entrait en conflit avec des produits indigènes comme la datura ( stramoine), l'iboga ou la noix de kola au Congo et au Gabon. Le Sénégal pose une énigme aux historiens: dans certaines régions existe une tradition de culture du cannabis qui remonte au moins au début du XXe siècle. Cela pourrait indiquer que les pasteurs nomades venus d'Égypte ont fait diffuser très tôt le chanvre dans l'Afrique sahélienne.


Les conquêtes: le nouveau monde

Au XVe siècle, à Rome, le cannabis est assimilé à la sorcellerie et on en interdit alors l'usage. Mais certaines pratiques subsistent toutefois en Roumanie , en Tchécos-lovaquie et en Hongrie. En Irlande, jusqu'à récemment, les jeunes femmes consommaient du cannabis pour voir qui deviendrait leur époux.
En même temps, on continue de cultiver la plante pour ses fibres qui servent à fabriquer les voiles et les cordages des navires. On fabrique aussi, avec l'huile des graines, de la peinture et du vernis qui recouvrent les bateaux. La plante devient indis-pensable aux conquêtes et les européens en exportent la culture sur les territoires con-quis ( voir la carte: Diffusion du chanvre à fibre et du cannabis du XVIe au XIXe siècle ). Dès le XVIe siècle, les espagnols commencent des plantations au Chili et au Pérou. Ensuite, les Français en commencent aussi au Canada. Au début du XIXe siècle, la maîtrise des champs de la Russie, où se trouve près de 80% des ressources européennes en fibres, sera l'un des enjeux des campagnes napoléoniennes.

En 1798, la vente du cannabis est interdite en Europe, de même que son usage. En 1845, Jacques-Joseph Moreau de Tours, un psychiatre parisien, vante les mérites du cannabis dans le traitement de l'aliénation mentale. À la même époque, l'écrivain Théophile Gauthier se passionne pour la drogue et décide de fonder un club, le club des Hachichins et entraîne avec lui de grands écrivains comme Alexandre Dumas, Charles Baudelaire, Gérard de Nerval et Eugène Delacroix.
Au milieu du XIXe siècle, l'Occident retrouve l'usage thérapeutique du cannabis et l'utilise comme antalgique, somnifère, antitussif ou même pour soigner les douleurs menstruelles, comme c'est le cas pour la reine Victoria. Il devient donc un élément essentiel à toute bonne pharmacie personnelle.


Le cannabis en Amérique

Les premiers Américains à découvrir le cannabis sont sûrement des esclaves africains expatriés au Brésil par les Portugais, au XIXe siècle. La véritable patrie de cette plante est la Jamaïque, où les Britanniques ont introduit sa culture pour les fibres au XVIIe siècle. Les esclaves ne connaissent pas les propriétés de cette plante, mais finiront par les découvrir vers 1875. Ces Jamaïcains rebaptisent le cannabis ganja, l'herbe qui permet d'oublier les dures journées de travail. Des Caraïbes, le cannabis se propage au Mexique, où sa culture par les paysans commence vers 1880. Ce sont eux qui lui donne le nom de marijuana.

Au début du XXe siècle, la consommation de marijuana apparaît aux États-Unis, suivant les traces des immigrants mexicains et des marins caraïbes: les premiers fumeurs sont signalés au Texas et à La Nouvelle-Orléans. Ensuite, la consommation se dirige vers les intellectuels et vers les artistes de music-hall des grandes villes. Dans les années 1930, on retrouve plusieurs cafés-fumoirs à New-York. Au même moment, l'usage médical du chanvre disparaît à cause de la trop forte concurrence des nouveaux produits pharmaceutiques et des nouvelles découvertes dans ce domaine. Cannabis sativa devient dès lors une drogue dont il faut à tout prix empêcher la consommation. Par exemple, en 1937, une loi, adoptée sur tout le territoire américain, se prononce contre la légalité de la consommation du cannabis. Cette loi porte le nom de " Marihuana Tax Act ".


Il y a quelques temps déjà, le débat pour la légalisation de cette plante à des fins thérapeutiques a refait surface. Les gens atteints du SIDA comme ceux souffrant d'un cancer, prônent les bienfaits de cette plante, ses effets antivomissifs et apaisants face à la chimiothérapie. Peut-être sommes-nous à la veille d'ajouter un autre chapitre dans la longue et passionnante histoire du cannabis.

# Posté le dimanche 05 septembre 2004 14:09

Modifié le dimanche 05 septembre 2004 16:38

quelques consils en cas de coups dures....

quelques consils en cas de coups dures....
--> Mode d'emploi ?
La prohibition du chanvre met les consommateurs dans une situation d’inégalité, en considérant tout cannabinophile hors-la-loi. Cependant, la police ne doit pas devenir un ennemi. En cas de contrôle, convocation ou perquisition, jouez l’assurance en faisant aimablement respecter vos droits. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas le droit, qu’ils ont tous les droits.

--> Le contrôle d'identité ?
Refuser de se soumettre à un contrôle d’identité n’est pas un choix judicieux. Les policiers doivent se présenter en vous montrant de façon distincte leur carte de police. Après quoi ils auront plus d’un prétexte valable pour vous obliger à subir le contrôle. La palpation de sécurité n’est pas une fouille à corps. Elle peut donc être effectuée lors de toute opération de police, celle-ci étant qualifiée d’opération de police administrative. La fouille à corps, quant à elle, est un acte réservé aux opérations de police judiciaire, c’est-à-dire qu’elle ne pourra être effectuée qu’en cas de crime ou délit flagrant, ou sur commission rogatoire. Dans les deux cas, pas de panique, restez poli, montrez alors votre bonne foi mais restez ferme. Ces actes doivent être légalement justifiés, mais les agents de police n’auront pas de mal à trouver toutes sortes de prétextes. Le rapport humain existe-il encore lorsque l’on a affaire à la police? En tout cas, il est plus facile de défendre ses droits lorsque l’on a une bonne situation (avocat, médecin, cadre ou président de la république...) que lorsque l’on est chômeur, étudiant... Votre look peut malheureusement suffire à vous transformer en suspect.

--> Les convocations et les interrogatoires ?
Il est préférable de contacter le commissariat qui vous l’a envoyée. Une convocation n’est pas une arrestation, et vous laisse la possibilité de contacter un avocat avant. Il résulte des législations de 1993 que les convocations au commissariat sont obligatoires ; qu’à défaut d’y déférer, les forces de police, sur autorisation du procureur, peuvent se faire présenter les personnes convoquées par la force publique au besoin. Il n’est donc pas judicieux de ne pas y répondre. Cette remarque est valable tant dans le cadre d’une enquête préliminaire, que dans le cadre d’une enquête de flagrance. Si vous y alliez de votre propre chef ou bien contraint, vous pouvez vous contenter de décliner votre identité en ajoutant : " Je n’ai rien à déclarer ". Ce refus de répondre ne constitue nullement un délit. Vous pouvez également refuser toute coopération. La meilleure attitude à prendre est de se taire et de refuser fermement, mais poliment, de répondre à toutes questions. En effet, il est dangereux de s’embarquer dans un engrenage question-réponse. Si les policiers font pression (genre : " si tu nous dis tout, on te relâche ", " untel nous a dit "), ne cédez pas au chantage, et dites en le moins possible. Il est également des plus importants de relire attentivement le procès verbal et ne pas hésiter à y faire changer le moindre mot, dans la mesure où le fait de rayer soi-même la phrase discutée ne ferait qu’aggraver la situation en générale déjà tendue. Ne faites pas les malins en refusant de signer le procès-verbal. Signé ou pas, il a la même valeur. Si vous avez des revendications à faire, faites les écrire sur le procès-verbal. Dans tous les cas soyez aimable mais restez ferme.

--> Les perquisitions ?
Les perquisitions sont monnaie courante. Normalement, elles ont lieu entre 6h et 21h mais pour trafic de stupéfiants, les agents de police peuvent intervenir la nuit. Ceux-ci frappent donc à votre porte. Il est en fait extrêmement difficile en pratique de savoir dans quel cadre les forces de police agissent. Une distinction doit être opérée, elles ne peuvent agir que dans trois cadres, enquête préliminaire (a), sur commission rogatoire (b) ou enquête de flagrance (c). En premier lieu, il est donc prudent de leur demander dans quel cadre elles agissent. a- Dans le cadre d’une enquête préliminaire, l’assentiment de la personne perquisitionnée sera effectivement demandé. Les forces de police vous demandent dès lors de bien vouloir signer l’autorisation de perquisition. Il est tout à fait possible de refuser de signer. b- Dans le cadre d’une perquisition lors de l’ouverture d’une information ou instruction, les forces de l’ordre se présentent alors sur Commission Rogatoire qui doit être signée par le juge d’instruction. Demandez leur de faire passer la commission rogatoire sous la porte (ce que l’on appelle à tort " mandat de perquisition "). Si effectivement ils l’ont, vérifiez que la commission rogatoire est bien signée par le juge d’instruction. Il faut que les objets recherchés soient mentionnés, il importe de savoir qu’en pratique les termes de la commission rogatoire sont très généraux et qu’elle demeure cependant valable. S’ils n’ont pas la commission rogatoire, ne leur ouvrez pas et demandez leur d’aller chercher ce document indispensable pour la légalité de la perquisition dans ce cadre précis. Si toutefois la police entre et n’a pas de commission rogatoire et qu’elle opère la perquisition, elle commet une voie de fait, mais ce, seulement dans ce cas là. Vous pouvez donc porter plainte, mais y aura-t-il une suite ? c- Dans le troisième cas qui est dit de flagrance (pour tout crime ou délit flagrant) les forces de police peuvent perquisitionner sans commission rogatoire et sans l’assentiment de la personne. Dans ce cas là, il ne serait pas judicieux de votre part de refuser d’ouvrir la porte ou d’exiger des forces de police une commission rogatoire. Ces dernières ne repartiraient pas chercher celle-ci mais forceraient la porte pour entrer. Faites donc preuve d’une grande prudence à ce sujet, les perquisitions sans commission rogatoire ne constituent pas dans tous les cas une voie de fait. La perquisition a lieu en votre présence ou celle d’un représentant du domicile, ou encore de deux témoins non policiers. Il faut également qu’elle soit dirigée par un officier de police judiciaire. Dans tous les cas, exigez que soit dressé un procès-verbal de tout ce qui est emporté. Ne faites pas acte de rébellion (pas de menace, d’injure, ni de résistance physique), ne vous laissez pas intimider, restez ferme ! ... mais courtois.

--> Les gardes à vue ?
Dès le début d’une garde à vue, les policiers demandent normalement à la personne gardée à vue si elle désire s’entretenir avec un avocat. Sinon, n’hésitez pas à demander vous-même, par l’intermédiaire des policiers, la présence d’un ou de votre avocat. Attention, ce dernier ne peut se déplacer que si c’est un représentant de la police qui l’a contacté en votre présence. Si c’est une tierce personne qui l’a prévenu, l’avocat ne pourra pas intervenir. Celui-ci n’interviendra au mieux qu’à la vingtième heure et, dans le cadre d’une infraction spécifique à la législation sur les stupéfiants, à partir de la trente-sixième heure de garde à vue seulement. La personne gardée à vue peut, dès le début de cette mesure, demander à contacter un membre de sa famille proche et solliciter un examen médical. En cas de violence de la part des policiers, il faut porter plainte, le mieux est de le faire dans la foulée de la garde à vue. Ensuite, allez à l’hôpital où votre avocat fera état des sévices commis, dus aux éventuelles violences policières. Il est effectivement important de faire constater celles-ci par un médecin afin que celui-ci établisse la nature des violences subies en comparaison avec l’examen médical initial, et leurs conséquences en terme d’incapacité. A cause de la loi de 1970, un cannabinophile peut rester 4 jours en garde à vue. A l’issue de la garde à vue, soit il est remis en liberté, soit il est présenté devant le procureur. Ce dernier entend la personne gardée à vue et décide ensuite de sa comparution ou non. Dès lors, trois possibilités se présentent :
-soit cette personne est convoquée par un officier de police judiciaire et elle repart donc libre,
-soit elle est présentée ou convoquée devant un juge d’instruction qui, en présence de son avocat, décidera en cas de mise en examen de son placement en détention ou de sa remise en liberté,
-soit elle comparait devant la juridiction pour statuer sur la détention, ce que l’on nomme " procédure de comparution immédiate ", où le tribunal correctionnel ne statuera pas sur le fond du dossier, mais décidera de la remise en liberté de la personne ou encore une fois, de son placement en détention. Dans tout les cas, durant la garde à vue, restez poli, courtois, mais n’en dites pas trop. Garder le silence est la solution la plus efficace pour assurer une bonne défense par la suite.

# Posté le lundi 06 septembre 2004 09:54